« The Riot club » : à tout casser

focus film Lone Scherfig, sortie 31 décembre 2014

Pitch

Le Riot club, club secret réservé à l'élite, lieu de débauche et d'excès, perdure à Oxford depuis 3 siècles. Deux nouveaux étudiants ne reculeront devant rien pour en faire partie.

Notes

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En exergue, les origines du « Riot club », fondé en l’honneur d’un dénommé Lord Riot, mort en 1776, remarquablement intelligent, et, également un libertin, devenu un modèle.  (« un hédoniste qui nous a ébloui de sa vie de débauche »).

Retour de nos jours, le Riot Club est réservé aux étudiants les plus privilégiés, qui deviendront plus tard l’élite de la nation ; depuis des siècles, on y accède par filiation. Deux étudiants de première année sont prêts à tout pour en faire partie, l’un, Alistair, marche depuis toujours l’ombre de son frère, un ancien président du Riot club qui a laissé une forte impression, espèrant enfin trouver une occasion de briller ; l’autre Miles, issu d’un milieu plus simple, un peu un boy nex door, tombe amoureux de Lauren mais voit cependant son entrée au Riot club un passage accéléré à l’âge adulte..

Le groupe de jeunes gens du Riot Club va donc réserver un restaurant excentré pour un repas un peu particulier. Malheureusement, ils ne sont pas seuls dans ce restaurant et leur vacarme va gêner les clients. Bien qu’ils aient payé le prix fort à l’aubergiste pour qu’il ferme les yeux quand, ivres morts, basculant dans une sorte de folie collective, ils vont tout saccager, ça tourne mal.

 

Et aussi

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Le film est adapté d’une pièce de théâtre de Laura Wade qui a écrit ensuite le scénario de son adaptation au cinéma. La réalisatrice choisie, Lone Scherfig, d’origine Danoise, avait déjà réalisé « Une Education », un film cruel sur l’émancipation douloureuse d’une jeune fille anglaise ; elle semblait bien placée pour renouveler l’expérience de l’immersion anglaise vue de l’extérieur par une femme qui, néanmoins, connaît bien le tempérament british, les coutumes et les nuances de l’Angleterre.

Dépeindre cette jeunesse dorée qui s’offre le luxe de payer pour tout casser est fascinant car on se demande pourquoi. Parce que tout leur est permis? Parce que, comme le dit Hugo, le plus ancien des membres du club, c’est une libération? D’autant qu’Hugo va retrouver par hasard, Miles, qui le tourmentait autrefois à l’école et avec qui il compte bien inverser les rapports de force. Est-ce un retour ponctuel à l’état sauvage de la part d’être hyper-civilisés destinés à crouler sous les responsabilité du pays? Cette élite qu’on retrouvera plus tard aux postes clés de la nation, ne nie pas son expérience au Riot Club, bien au contraire, en gardant un excellent souvenir.

Le film est subtil, la montée en puissance de la violence est bien décrite, la réalisatrice, demeure factuelle et donne le choix au spectateur de juger. Chaque étudiant du groupe est plutôt sympathique et le groupe devient une meute, le film est bien fait tout comme dans « Une Education », c’est chic et féroce et so british.

Notre note

(4 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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