Clôture à l’Espace Cardin du 2° Festival Miracolo du cinéma italien : "Il Dolce e l’amore" meilleur film et meilleur acteur

lundi 17 novembre 2008, 2° Festival Miracolo du cinéma italien
Déjà le palmarès du 2° festival du cinéma italien ce lundi soir. Quelques jours trop courts  depuis la soirée d’ouverture mercredi dernier et les portes de l’Espace Cardin se sont refermées dans une ambiance de flashes, photos et photographes partout, au bar, pendant les photocalls avant et après la cérémonie de clôture, sur la scène, dans la salle, on n’en finissait pas de mitrailler les lauréats et certaines membres du jury trop glamour comme Laura Morante, la marraine ou Nora Arnezeder dans manteau violet tout neuf (la jeune actrice, très sympa, a confié être une « folle de mode »). Mais la palme  de la séduction qui a fait craquer les photographes mâles, c’est le décolleté satiné de la pulpeuse Valentina Lodovini… A noter qu’on peut toujours retourner à l’Espace Cardin, rayon théâtre, pour 20 représentations spéciales de Fabrice Luchini avec « Le Point sur Robert » programmées à partir du 20 décembre.

Meilleur fim et meilleur acteur pour « Il Dolce e l’amaro » d’Andrea Porporati
, un film novateur et captivant qui risque bien de  faire mouche lors de sa sortie en salle, l’acteur Luigi Lo Cascio, le nouvel Al Pacino matiné de Roman Polanski, y est extraordinaire.

Prix spécial du jury
(qui n’était pas prévu) à « Il Resto della notte » de Francesco Munzi, que personnellement j’ai moins apprécié, avec Sandra Ceccarelli et Stephano Cassetti.

Prix ex-aequo de la meilleure actrice à Valentina Lodovini et Alba Caterina Rohrwacher dans « Riprendimi » d’Anna Negri
, on avait également vu Valentina Lodovini dans le film d’ouverture « La Giusta distanza » et Alba Caterina Rohrwacher dans « Giorni et nuvole » samedi soir.
Enfin, prix du public à « Pa-ra-da » de Marco Pontecorvo.
 
Valentina Lodovini meilleure actrice ex-aequo ; Luigi Lo Cascio meilleur acteur
—–
     
Alba Caterina Rohrwacher, meilleure actrice ex-aequo ; Andrea Porporati, meilleur film  
Luigi Lo Cascio meilleur acteur ; Sandra Ceccarelli et Stephano Cassetti prix du jury

  
Alba Caterina Rohrwacher et Sandra Ceccarelli ; Laura Morante, marraine du festival

  
Laura Morante sur cène ; Laura Morante et Valentina Lodovini dans la salle

    
Nora Arnezeder, membre du jury ; Grace de Capitani

  
Nora Arnezeder et Gabrielle Lazure, présidente du jury, au bar de l’Espace Cardin

 
lauréats et jurés ;  Emilie David, déléguée générale du festival

« Il Dolce e l’amore » d’Andrea Porporati

 


« Il Dolce e l’amore » : meilleur film et meilleur acteur pour Luigi Lo Cascio ci-dessus

Dans la Sicile des années 80, Saro Scordia a grandi dans un des quartiers les plus pauvres de Palerme. Fasciné par les codes de la maffia qu’il imagine d’honneur, de superfamille avec ses rituels d’initiation, Saro se laisse adopter par un membre influent de la Casa nostra, Gaetano Burano, qui le prend sous son aile, le considérant plus intelligent et courageux que son propre fils. Ayant acquis une certaine respectabilité dans l’organisation à qui il rend des « services » comme exécuter des contrats sanglants, Saro possède désormais de l’argent, une femme parfaite, une belle maison. Mais, victime de la guerre des clans, l’entourage du parrain de la Maffia lui tend un piège en le poussant à soupçonner son père de substitution d’être responsable de la mort de son vrai père afin qu’il les en débarrasse pour eux, la machine s’emballe… Condamné à mort par la Maffia, Saro retrouve la seule femme qu’il aimait et change de vie pour tenir un pressing…Dans ce film, on est subjugué par l’acteur Luigi Lo Cascio, une sorte de nouvel Al Pacino hybride de Polanski à qui il ressemble physiquement, le regard noir, traqué, cruel, mat. Il faut le voir tuer deux hommes dont le second dans un ascenseur, éclaboussé de sang, collé à sa victime, animé par la rage de ne pas louper son contrat à cause du fils de Burano qui a eu peur de tirer. « Il dolce e l’amaro », c’est un peu le ton de « Gomorra » (qui se passe dans la Camorra de Naples) transposé dans la Maffia sicilienne, du moins pour une partie du film, le style s’apparente à ce nouveau cinéma italien, même si le film est moin dur : moins naturaliste, le sujet traité avec moins de distance, moins « documentaire », on a quelques images  esthétiques de la Sicile et de l’empathie pour le personnage de Saro même salaud… contrairement à « Gomorra » où les protagonistes sont indifférents ou antipathiques au spectateur et la barre d’immeuble grisâtre de banlieue le lieu principal de l’action. Un prix du meilleur film bien mérité, on ne serait pas étonné que ce film plaise et au delà, quant à Luigi Lo Cascio, c’est un grand, a star is born… Voir la filmographie de l’acteur Luigi Lo Cascio


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Notre note

(3,5 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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