11 - 12
2009
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vendredi 11 décembre 2009/Jour J Avatarmania, la machine se met officiellement en route...
10h du matin : avant-projection presse du film, des nombreux ciné blogueurs en parlent depuis la veille sur Twitter, revérifient encore une fois l'horaire, le lieu... (en vérité, certains journalistes l'ont vu lundi mais respectent de n'en parler qu'aujourd'hui).
Matinée : En duplex, j'ai les premières impressions qui sont majoritairement positives, Benoit a aimé le film et son univers, le message sous-jacent sur les affres de colonisation au delà du film à grand spectacle et se revendiquant comme tel, et aussi la mesure dans les effets spéciaux, avec néanmoins un petit bémol pour le 3D, il verrait bien le film aussi en 2D...
Soirée : on peut déjà lire la critique du film!
Si l’attente autour d’Avatar est si forte, c’est que promesse a été faite d’un rendez-vous avec l’Histoire, d’un film qui nous propulserait dans une nouvelle ère pour le cinéma de divertissement à grand spectacle. La réputation de James Cameron n’étant plus à faire non plus, la confiance règne.
Il me parait prématuré de jurer qu’Avatar constitue la révolution espérée. Pour autant, le film est brillant, impressionnant ne serait-ce qu’en terme de débauche de moyens, de travail de mise en scène, de conception d’un monde fantasmé etc.
La planète Pandora renferme toute la mégalomanie d’un cinéaste qui a déjà fait ses preuves en ce domaine. L’ampleur d’Avatar est sans doute comparable, sinon plus folle encore, que celle de Titanic, et la création d’un nouveau monde, une ambition bien légitime pour un tel réalisateur.
La première grande réussite d’Avatar, c’est ce constat que tout fonctionne, que l’on croit en cette civilisation, que l’on s’intéresse à son destin. L’histoire en elle-même repose sur un socle très classique, une sorte de version new age de Pocahontas par exemple, et le fil tendu, qui emprunte bien des directions, ne rompt jamais.
D’un point de vie rythmique, Avatar est époustoufflant, qui déroule une partition chargée et sans fausse note. On a pas pour autant le sentiment d’une symphonie cosmique, on arrive pas tout-à-fait à ce point. Néanmoins, tout est là : une production design extraordinaire, une incarnation parfaites des personnages, une quête entrainante et captivante. L’argent investit dans ce film, on le voit et rien ne nous permet de faire la fine bouche. Les attentes concernant la 3D restent cependant insatisfaites. Non ce n’est pas le grand choc visuel espéré, de ce oint de vue là du moins. On note un progrès manifeste mais on a toujours pas le sentiment d’un véritable basculement.
Avatar est un grand et impressionnant film d’aventures, un divertissement de très haute volée qui fera honneur aux écrans panoramiques qu’il monopolisera. Il n’est pas impossible que le temps fasse son oeuvre, que rétrospectivement les qualités du film me sautent de façon plus évidentes encore aux yeux. Car malgré son ambition colossale, la démarche de James Cameron n’est pas non plus question d’esbrouffe. Ce serait un qualificatif bien trop réducteur. Le travail de Cameron est minutieux, dense et on a vraiment pas affaire à un film anodin, c’est le moins que l’on puisse dire. Vous l’avez compris, l’épopée écologique de Cameron (car cet aspect là du film nous parle inévitablement) tient toutes ses promesses.
Note CinéManiaC :

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