07 - 12
2009
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Pitch.
Une veuve élève seule son fils unique Do-joon un jeune homme de 27 ans peu simplet. Accusé de meurtre, la police classe l'affaire mais la mère enquête de son côté pour sauver son fils par tous les moyens.
Une veuve élève seule son fils unique Do-joon un jeune homme de 27 ans peu simplet. Accusé de meurtre, la police classe l'affaire mais la mère enquête de son côté pour sauver son fils par tous les moyens.
Flanqué de Jin-Jae, un voyou et son meilleur ami, Do-Joon les suit en voiture jusqu'à leur terrain de golf, en oubliant sous le soleil qu'il est venu se venger. L'idée lui revient et s'en suit une bagarre avec quatre golfeurs très chics dans leur voiturette électrique. Au poste de police, l'inspecteur tente une conciliation avec ces golfeurs en délit de fuite qui s'avèrent être des professeurs éminents mais les pièces détachées d'une Mercedès valent trop cher pour passer l'éponge : l'anecdote donne le ton du film à la fois loufoque et poétique, tragicomédie dont on redoute au départ qu'elle vire aux comédies "hospitalières" déjantées de Park-Chan Wook (je pense à ses deux derniers films "I'm a cyborg" ou "Thirst") mais pas du tout, ici, on garde la mesure et l'équilibre entre loufoquerie et réalisme, fantaisie et émotion.
Bien qu'il ait 27 ans, Do-joon (Won Bin) n'a jamais couché avec une femme mais il accumule des tentatives malheureuses comme ces virées ivre mort dans les bars dont il se fait jeter, Mina, la fille du "Manhattan" l'aime bien mais sa mère à elle le chasse, etc... C'est ainsi que quand on trouve une jeune fille assassinée sur un haut mur, la police, sur la foi d'un témoin qui a vu passer Do-Joon dans les parages, l'accuse du meurtre et l'enferme en prison. Un témoin dont se souvient la mère par hasard... L'avocat qu'elle a engagé pour défendre Do-Joon se révélant paresseux et incompétent, la mère va remuer ciel et terre pour innocenter son fils.
Contrairement à la plupart des films qui s'enlisent, plus on avance et meilleur on trouve ce film, superbement filmé, débordant d'imagination et de tendresse, ne faisant pas impasse sur la violence du monde contemporain et des réactions vis à vis d'un jeune homme différent qui dérange. Beaucoup d'humour, ces policiers ravis qu'en fin il y ait un meurtre à se mettre sous la dent, comme s'il s'agissait de se rémémorer le dernier bon souvenir de quelques chose à faire d'utile dans la police ou commentant que la mère court bien... Violence des chocs en montant le son, on sursaute, violence du passé de la jeune fille morte qui vendait son corps pour acheter l'alcool de riz de sa grand-mère, enregistrait tous ses amants qu'elle détestait dans le fond.
Ce portrait de mère protégeant son fils à la manière de la mère de Forrest Gump est extrêmement touchant, les deux dorment dans le même lit comme au premier jour de la naissance de Do-Joon, s'engueulent comme un vieux ménage, la mère fait des petits plats. Et cette fin magnifique et poétique, la mère dansant sous le soleil, défoncée plus qu'heureuse, les compagnes du 3° âge dans le car dansant comme des toupies, l'horizon jaune et blanc s'estompant comme les pensées de la mère s'envolent avec la mémoire de la culpabilité du fils. Remarquable interprétation de Kim Hye-ja dans le rôle de la mère, craquante et émouvante, mère courage nouvelle génération pour qui la fin justifie les moyens. Quatrième film du réalisateur coréen Bong Joon-ho découvert avec "Barking dogs never bite" (2000), reconnu pour "Memories of murder" (2003), puis "The Host" (2006). Présenté dans la section Un Certain regard à Cannes cette année, "Mother" vient d'obtenir le "Blue Dragon award 2009" au festival de Séoul...
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Mots-clés : avant-Premières, cinéactuel, cinéma asiatique, Mother, Bong Joon-ho





























Commentaires
Mother...
Le cinéma Coréen est décidemment trés efficace et surtout plein d'originalité ! je suis fan depuis "Old Boy" une claque, concernant Bong Joon-ho, "The Host" ne m'a pas laissé un souvenir marquant...demande à etre revu !
kilucru - 01.02.10 à 22:34 - # - Répondre -
← Re: Mother...
Bonsoir! avec des films comme "Mother" on mesure la supériorité du cinéma coréen (moi aussi, j'ai commencé avec "Old boy", ça été le choc!), pour "The Host", très franchement, j'avais passé mon tour car le thème me rebutait.
vierasouto - 02.02.10 à 04:50 - # - Répondre -