« The Hour » saison 2 : toujours fan du chic anglais des fifties…

focus series Diffusion Arte, 21 et 28 novembre 2013, sortie DVD 20 novembre 2013

Pitch

A cause des incartades d'Hector Madden, le présentateur vedette de "The Hour", Bel Rowley et Freddie Lyons en viennent à enquêter sur un réseau mêlant pornographie et corruption dans le Londres de la fin des années 50. Menacé par la concurrence, le magazine phare de la BBC y voit l'opportunité de doper ses programmes. 1957, un nouveau chef des infos de la BBC est muté de Paris à Londres, il rappelle le journaliste Freddie Lyon, parti faire un tour du monde, qui manquait tant à la productrice Bel Rowley...

Notes

On a inauguré la saison 1 avec l’avènement du premier news magazine sur la BBC, « The Hour » sous la houlette de la pétillante productrice Bel Rowley en tandem avec deux hommes : le présentateur vedette Hector Madden et le journaliste surdoué Freddie Lyon.

Mais au début de la saison 2, les deux hommes qu’aime Bel Rowley sont défaillants : Hector Madden (Dominic West), devenu alcoolique, arrive en retard pour présenter l’émission, trompe son épouse, Marnie (Oona Chaplin), avec les girls d’un cabaret, fait la une de la presse people à scandale. Le nouveau patron des infos à la BBC, Randall Brown (Peter Capaldi), revenu à Londres plus pour des raisons personnelles que professionnelles, songe remplacer son présentateur star trop capricieux quand il a l’idée de rappatrier Freddie Lyon (Ben Wishaw) pour co-présenter « The Hour ». Car Freddie avait profité de son éviction pour faire le tour du monde, travailler à New-York et Paris. La productrice Bel Rowley (Romola Garaï), qui faisait tourner « The Hour » depuis un an sans Freddie, est stupéfaite qu’on ne l’ait pas prévenue de son retour, dépitée, de surcroît, qu’il se soit marié avec Camille (Lizzie Brocheré), une jeune française. Fait nouveau, une émission rivale a le vent en poupe, « Undiscovered », programmée sur une chaîne concurrente, Bill Kendall (Tom Burke) en fait partie et passe beaucoup trop de temps du côté de la BBC à tenter de débaucher Hector ou de séduire Bel.

Après une soirée arrosée au cabaret « Al Paradis » tenu par un mafieux italien, Hector passe une partie de la nuit dans un hôtel avec un groupe de fêtards dont Kiki Delaine, une superbe blonde de la troupe, se présentant comme une actrice, une artiste. Malheureusement, la blonde est tabassée par un inconnu en rentrant chez elle et Hector Madden, accusé de l’agression, à tort, est arrêté jusqu’à ce que sa femme, Marnie, bien que lassée d’être abandonnée par son mari, témoigne en sa faveur… Puis, Marnie prend l’initiative de créer une émision de cuisine à la télévision sur la chaîne concurrente de la BBC.

Hector relâché, on n’en reste pas là.. Pourquoi Kiki Delaine l’a-t-elle accusé? Qui couvre-t-elle? Une enquête signée Bel et Freddie les mène jusqu’à un réseau de photos porno impliquant la corruption de personnalités du tout Londres, un scandale de moeurs masquant un scandale politique plus grave.

Et aussi

La saison 2 donne toujours le même plaisir de plonger dans les années 50 british tellement typées, plus polémiques que la saison 1, on approche de la fin des années 50, 1957, 1958. Une saison 2 plus polar que la précédente avec une intrigue extérieure forte au service de l’émission « The Hour » quand la saison 2 était la saison 1 était abordée davantage de l’intérieur avec l’attirance entre Bel et Hector.

« The Hour » est la seule série qui joue dans la même cour que « Mad men » (la saison 6 démarre le 21 novembre sur C+Séries) avec, cependant, des différences abyssales entre le chic anglais un peu rude et fataliste du premier et la sophistication ambitieuse américaine du second. Différences culturelles, de centres d’intérêt, focus sur des évènements politiques spécifiques. Le rapport Wolfenden (1957) préconisant la dépénalisation des relations homosexuelles entre adultes consentants, est rejeté, l’homexualité masculine demeure un crime puni par la loi (jusqu’en 1967). La violence urbaine s’aggrave, le racisme pointe son nez, l’immeuble de Freddie, que lui a légué sa famille, fait l’objet des convoitises de marchands de sommeil qui engagent des jeunes mercenaires d’extrême-droite pour intimider les locataires. Et toujours, la politique internationale, et la manière dont l’ont traitée les médias britanniques dans les années 50, focalisée sur la menace d’un conflit nucléaire sur fonds de « Guerre Froide ». La dimension sentimentale, bien que discrète, n’est pas absente, jusqu’à quand Bel va-t-elle nier son attirance pour Freddie, cette fois-ci, on y est, presque… Comme précédemment, le pouvoir de séduction de « The Hour » est moins immédiat que celui de « Mad men » mais plus souterrain, raffiné…

 

  
photos BBC, Arte ; de gauche à droite : Hector Madden, Bel Rowley, Freddie Lyons

Diffusion

Royaume-Uni, 2012
mini-série en 6 épisodes de 60′
ARTE les jeudis 21 et 28 novembre 2013 à 20h50, 3 épisodes par soirée

ARTE +7  (TV de rattrapage)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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