
« A Cappella » : quand la victime est traitée en coupable, 3 prix au dernier festival asiatique de Deauville


Pitch
A la suite d'une agression, Han Gong-ju, jeune lycéenne, est obligée de changer de ville. Dans sa nouvelle école, elle fait profil bas, craignant d'être rattrappée par son passé.
Notes
Ce film est terrible. Il y a l’histoire individuelle et le tableau de la lâcheté de la société contemporaine individualiste se révélant à cette occasion. Le début du film montre une jeune fille faisant à toute vitesse ses bagages, emmenée manu militari par un de ses professeurs dans une autre ville, afin de l’inscrire en cours d’année dans une autre école. La mère de ce professeur, Mrs Lee, héberge Gong-Ju, sans enthousiasme, d’abord, pour une semaine, ensuite, il faudra faire appel à l’aide sociale. Le portrait de Mrs Lee, égoïste et coquette, obsédée de jeunesse et de séduction, est piquant. Pourtant, cette femme, présentée comme méchante, va se comporter plus correctement avec Gong-ju que bien d’autres, elle s’y attachera bien que, malheureusement, son nouveau « fiancé », un flic marié, sur le point de divorcer pour elle, la dissuade de la garder avec eux.
Gong-ju va sympathiser avec le groupe d’élèves de la chorale car elle possède un don, la musique, le chant, qui lui permet de s’évader (« Tout ce qui m’entoure se transforme en notes »). Paradoxalement, les nouvelles technologies, les vidéos et photos postées sur les réseaux de Gong-Ju chantant en s’accompagnant à la guitare, vont déterrer l’affaire sordide dont elle a été victime dans cette ville qu’elle a dû fuir.
"A Cappella",1 film magnifique dont on ne sort pas indemne car tellement plausible (ça change de pas mal de navets formatés…) sortie 19/11
— Cinémaniac / CNM (@Cine_maniac) October 22, 2014
Et aussi
[caption id="attachment_2308" align="aligncenter" width="400"]
Notre note
(4 / 5)








