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« Berlin 56 » mini-série vintage sur Arte en avril

focus TV/Séries ARTE, 6 et 13 avril 2017

Pitch

Berlin tente de se reconstruire en 1956 dans le déni, le mensonge et le rock'n'roll...

Notes

À l’école de danse « Le Galant », Madame Schoëllack joue les grandes bourgeoises. Abandonnée par son mari qui n’est pas toujours rentré de la guerre, elle entretient depuis 20 ans une liaison avec un ancien responsable de la culture du III° Reich depuis 20 ans. Cet homme, devenu son bras droit à l’école de danse exige que la pauvre Monika, renvoyée d’une école d’arts ménagers, prenne en main le cours débutant. Madame Schoellack, mère de trois filles, est une sorte de monstre froid qui veut plus que tout caser ses filles avec un beau parti, ne pensant que mariage. Si Helga et Eva sont dociles, Monika est une rebelle désespérée que seul sauvera la naissance du rock’n’roll… Violée par Joachim Franck, le fils d’un richissime industriel ayant œuvré pour les nazis pendant la guerre, ce qu’il semble avoir oublié, la mère n’y voit qu’une belle occasion de le forcer à l’épouser… Une histoire à suivre…

Helga parfaite caricature de la femme au foyer parfaite, a épousé un futur procureur qui s’avérera préférer les hommes. Eva soupire auprès d’une homme de deux fois son âge, son chef de service d’un hôpital psychiatrique, où elle est infirmière, on y manie les électrochocs à la pelle pour soigner un peu tout et rien…

"Berlin 56" (photo Arte)

« Berlin 56 » (photo Arte)

Monika, empotée et gauche, fait la connaissance de Freddy, un fan de rock’n’roll qui tenait l’orchestre lors du mariage de sa sœur. Grâce à lui, elle va se libérer à tous les sens du terme.

Et aussi

Ce portait de trois sœurs et d’une mère abusive au passé trouble cache un sujet plus lourd : une Allemagne qui tente de revivre en oubliant les crimes du nazisme. Sous d’une saga très agréable à regarder, la série ne fait pas impasse sur le dessous des cartes : l’oppression des femmes, l’hypocrisie, le mensonge et le déni. Ainsi, les victimes du nazisme, rares rescapés des camps de concentration, dépossédées de leurs biens, sont ostracisés et considérés comme des imposteurs tel ce Simon Crohn qui prétend que l’école de danse lui appartenait avant la guerre et qu’on fera arrêter parce qu’il n’a pas ses papiers! Ainsi, bon ombre d’anciens nazis prennent des cours de danse… L’émergence du rock’n’roll va devenir le symbole de la liberté et de la vie pour une génération trop jeune pour se souvenir de la guerre. Sous des dehors légers, histoires d’amour et mariages forcés, des concours des meilleurs danseurs de rock et des caves de jazz, ponctuant le récit, aucun thème majeur politique n’est occulté, du beau travail et une série qu’on ne lâche pas… Je comptais voir les 3 premiers épisodes, j’ai enchainé les 6!

"Berlin 56" (photo Arte)

« Berlin 56 » (photo Arte)

Le look vintage XXL de la série ravira les amateurs du genre. On n’en finit plus de revisiter la mode des années 50 et 60 depuis « Mad men », ici, c’est un vrai bonheur…

Prix de la meilleure fiction au festival de La Rochelle.

Diffusion

ARTE TV

6 et 13 avril 2017

3 épisodes par soirée

ARTE+7

sortie DVD dans la foulée

Notre note

4.5 Stars (4,5 / 5)

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Posted by:

Camille Marty
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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