31 - 08
2009
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Le reste du film consiste à poursuivre un innocent, Steve Randall, que le reste de la bande veut forcer à se dénoncer à la place de Al, le petit frère de Walt. Menaces de défigurer son épouse, chantage, poursuite à travers le pays par un privé véreux, Steve ne cessera de fuir en essayant de protéger sa famille mais il n'aura plus jamais la paix tant que l'un d'entre eux restera en vie. Poursuivi également par la police qui le croit coupable dans un premier temps, c'est la police qui finira par lui donner un coup de main.
Chez Mrs Dysen, l'ambiance est glauque, la sécrétaire Connie est suspecte, Mike Carter la trouve vers 4 heures du matin récupérant des balles de revolver dans le jardin après qu'on ait tiré sur sa patronne. Aux abattoirs, le contremaître n'est pas moins suspect, en enquêtant, Carter apprend qu'un inspecteur sanitaire s'est tué en tombant sur une scie automatique, à l'époque, le lieutenant Burden avait conclu à un accident, l'inspecteur étant myope comme une taupe, certificat médical à l'appui.
"Bodyguard" (1948) et "Le Pigeon d'argile" (1949), tous deux réalisés par Richard Fleisher pour la RKO, présentent des similitudes pour ne pas dire une construction narrative identique, d'abord, le héros est suspecté à tort d'un crime qu'il n'a pas commis (il va apprendre dans les deux cas l'info dans le journal), ensuite, le héros va tenter de se disculper, aidé dans son enquête par une femme parfaite qu'il épousera à la fin du film, ici, c'est une collègue de la police qui est la fiancée et l'assistante de Carter, enfin, le coupable est un proche, un traître... Un seul avantage pour "Bodyguard": le détective séducteur, nonchalant, anti-conformiste, interprété par Lawrence Tierney.
Assez vite, Martha admet que Jim est innocent et l'aide plus que de raison. Après avoir été suivis par une voiture qui tente de les tuer en les expédiant dans un ravin, tandis qu'ils allaient de San Diego à LA, Jim et Martha passent une semaine de vacances en amoureux dans un camping de bord de mer avant de se lancer ensemble dans la recherche de la vérité. Le film est nettement plus subversif et moderne que le précédent : à LA, en allant dîner en cachette dans Chinatown, un client asiatique renvoie Jim à des bribes de souvenirs cauchemardesques, cet homme, alors gardien du camp le fouette, on le surnommait "la fouine". Plus tard, Ken Tokoyama, l'ancien gardien sadique, semble former un couple avec un autre homme avec qui il fait des affaires louches, le réalisateur de ne donne pas la peine de donner le change, il montre, on comprend, osé pour un film de 1949.
Malgré les similitudes de construction et de caractérisation des personnages avec le film précédent "Bodyguard" (vu plus haut), "Le Pigeon d'argile" lui est bien supérieur, question ambiance, angoisse, suspicion, absence de répit, amnésie et remininiscences, tout y est beaucoup plus captivant, oppressant, on est dans le film noir tendance thriller, cette recherche d'un homme à la recherche de sa mémoire, de lui-même, est également très moderne pour l'époque.
DVD éditions Montparnasse, série DVD de poche RKO, sortie le 8 septembre 2009.
les 10 DVD de 11° vague RKO rentrée 2009 : "Les Chasses du comte Zaroff", "La Chevauchée fantastique", "Miss Manton est folle", "La Pêche au trésor", "La Grande farandole", "La Vénus des mers chaudes", L"Inconnu du 3° étage", "le Pigeon d'argile", "Bodyguard", "Desperate".
Note CinéManiaC :

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Mots-clés : CinéDVD, CinéFilmNoir, cinéma américain, RKO, Desperate, Anthony Mann, The Clay Pigeon, Le Pigeon d'argile, Richard Fleischer, Bodyguard































































